La Fondation LATECOERE
TOULOUSE MONTAUDRAN – MEMOIRE D’AVENIR
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Catherine MAUNOURY, Directrice du Musée de l’air et de l’espace, double championne du Monde de Voltige aérienne,
le 12 août 2010 dans une demande de classement adressée à Monsieur Philippe BELAVAL, Directeur Général des Patrimoines (Ministère de la Culture et de la Communication).
« Depuis 2005, le site de Montaudran fait partie intégrante du projet de classement « Patrimoine de l’Humanité » de la Ligne de l’Aéropostale. Ce projet, coordonné par l’Aéro-club de France et soutenu par la Fédération Aéronautique Internationale, présente un caractère unique puisqu’il propose la valorisation culturelle d’un ensemble de biens immobiliers répartis sur onze pays déployés sur trois continents. Par ailleurs, il constituerait également le premier classement de l’ »air », cet élément qui prend une importance croissante dans notre perception de la qualité de la vie.
Conscientes des conséquences du non-respect de l’arrêté d’inscription, des graves préjudices de l’échec de ce processus de classement par l’UNESCO sur l’image de la France, en particulier à l’égard des autres pays d’ores et déjà impliqués dans ce processus (Maroc, Sénégal, Brésil, Argen,tine, Chili, etc), … la communauté aéronautique se mobilise pour préserver ce site prestigieux grace à un classement au Monuments Historiques. »
François d’AGAY, neveu d’Antoine de SAINT EXUPERY, Président de la Succession Saint-Exupéry-d’Agay,
Président de la Fondation Antoine de Saint-Exupéry pour la Jeunesse.
le 28 août 2010 à l’occasion du rassemblement à Montaudran
« Je viens, au nom de la famille d’Antoine de saint-Exupéry, vous assurer de notre soutien sans réserve pour cette action de défense du site Historique de Montaudran berceau de la poste Aérienne.
Nous pensons à tous ces pilotes qui se sont envolés de cette piste, par tout les temps, dans leurs avions de toile
et de bois. Ils ont écris, trop souvent au prix de leur vie, la grande histoire des lignes Aériennes Latécoère et de l’Aéropostale . Montaudran leur appartient il est de notre devoir d’y perpétuer leur mémoire .
Nous sommes avec vous pour y parvenir et faire comprendre qu’on ne peut pas faire table rase d’un passé aussi
prodigieux. »
Jame’s PRUNIER, Président des Peintres de l’Air et de l’Espace
le 9 juin 2010 dans une demande officielle adressée à Monsieur Frédéric MITTERAND, Ministre de la Culture et de la Communication.
« Les artistes « Peintres officiels de l’air » vous font savoir leur tristesse quant à la mort programmée du terrain historique de Montaudran, berceau de la grande épopée des Lignes aériennes Latécoère puis de l’Aéropstale, site unique et inspirateur de leurs créations. Par la présente, nous vous demandons, Monsieur le Ministre, … que soit reconsidérée cette action et que puisse être menée à terme la demande d’instance de classement du site de Montaudran, dont la préservation était souhaitée « comme jalon fondamental de l’histoire de l’aviation » par votre ministère ».
Jean Didier HEMOUS, Petit fils de Didier DAURAT, Membre de l’Aéro-club de France et de la Fondation Latécoère
le 8 novembre 2010 dans une attestation produite dans le cadre des recours engagés contre les Permis de construire contestés de la ZAC Montaudran.
« Je considère avoir été trompé par le promoteur immobilier qui a défiguré le site dans sa partie comprise entre la piste et l’avenue de Lespinet en ne respectant pas le cahier des charges architectural initialement approuvé. »
Gérard COLLOT, membre de l’Académie de l’Air et de l’Espace, Président du Cercle aérophilatélique français,
le 7 avril 2010
« C’est très clair et il est évident que la seconde tranche de travaux telle qu’elle est prévue est inacceptable.
La proposition de prolonger la construction des immeubles entre la piste et la route est un moindre mal.
On ne comprend pas bien d’ailleurs pourquoi la construction des immeubles G, H, J est prévue en un bloc compact. Pour l’environnement et le plaisir des futurs habitants de ces ensembles il est bien préférable d’avoir une large vue sur un parc étendu. Le prolongement des immeubles me paraît la moins mauvaise des solutions.
La meilleure étant de rester en l’état. »
Max ARMANET, Président de la commission patrimoine de l’Aéro-Club de France, Président du Collège expertal Membre de la Commission nationale des monuments historiques, Membre du Conseil scientifique du Musée de l’air et de l’espace, le 2 avril 2010
« Quand le site de Montaudran a été classé en 1997, la perception de son importance était toute relative. Président de la Commission du patrimoine j’ai été sollicité par le cabinet du Ministre de la culture de l’époque pour donné mon avis. Pour obtenir le classement, il a fallu toute la clairvoyance et le courage de François Barré, premier DAPA, puisque la décision était remonté à son niveau, devant l’hostilité de tant de gens puissants. Les propos, à l’époque, étaient déjà : la faible qualité architecturale des bâtiments, la présence d’autres sites dans la région toulousaine, et bien sur l’emploi, car la préservation allait empêcher des projets indispensables pour l’économie locale, et donc ceux militant pour la préservation « serait responsable de la montée du chômage ». L’indignation fut à son comble quand nous eûmes l’impudence de proposer d’inclure 500 mètres de piste au motif que ce n’était pas un recueil d’édifice, mais un site que nous préservions. Un site témoin d’une page glorieuse de l’histoire de la conquête de l’air, de l’histoire de France, avec les noms glorieux de Bouilloux-Lafont, Aéropostale, Latécoère, Mermoz, Saint Exupéry, Guillaumet… Je me souviens parfaitement de François Barré me disant « Quand on protège le patrimoine, c’est souvent les générations suivantes qui nous disent merci, rarement les promoteurs immobiliers. » On en sourit. C’est à ce moment que le Ministre me proposa d’intégrer la Commission nationale des monuments historiques, dont je m’honore de demeurer membre treize ans après, ayant été renommé par quatre ministres différents. Ce n’est que plus tard, que des esprits éclairés tant à la Ville de Toulouse qu’à Air France mesurèrent la chance que l’on n’ait pas succombé au chant de sirènes des tractopelleteuses. .(…) Un site ne se réduit évidemment pas au catalogue protégé. A l’époque, dans un climat tendu, nous y avons intégré tous ce qui était possible, sachant que l’œuvre n’était pas aussi complète que nous l’aurions souhaité. La presse s’en était d’ailleurs fait l’écho( je me souviens du Nouvel Observateur). D’après les échanges de courrier, je comprends que Kauffman&Broad possèdent des arguments avec lesquels le patrimoine rivalise difficilement. »
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L’aeronautique française a une belle histoire et un vrai présent.C’est à nous d’écrire mais aussi de garder vivante cette histoire et fonder son avenir.
Pauvre Etat Français, qui a force de copinage faut perdre a son peuple tout son patrimoine, alors que le monde entier doit à la France la majeure partie de leur Savoir. Allez a Dayton au USA et vous comprendrez ce qu’est le chauvinisme de son patrimoine. Pour eux l’aviation est Américaine et personne ne touche a leur patrimoine aéronautique, il reste même le prés du premier envol des frères Writh .Ils ont compris que dans l’aéronautique les gens sont des personnes responsables et il n’ont jamais de contrainte du a leur DGAC.
il faut tout faire pour garder ce patrimoine sur ce terrain quitte a faire parler la poudre, il n’y a éventuellement que ça pour faire comprendre a l’administration que les français ne veulent pas abandonner leur Avoir et leur Savoir a des étrangers.